Jeudi je dirais...

Chaque jeudi à 10h, rediffusion à 15h et 21h

Les chroniques de Francis Basset, de trois à quatre minutes, se présentent comme une philosophie de l'air du temps, une réflexion sur les petits chaos de la vie, un regard tour à tour tendre et caustique sur les aventures humaines du quotidien. Dérogeant au matérialisme et à l'utilitaire, elles "sonnent" comme des "poussées " d'introspection, teintées le plus souvent d'humour. Ce sont des considérations sur les êtres et les choses sur le ton d' une certaine "dérision positive " qui pourrait ressembler à un détachement. Un détachement de plain pied dans la vie.

PODCAST

Ma route (jeudi 13 janvier 2022)

On poursuit tous notre route bon an mal an avec une certaine prudence,  en assurant le coup,  comme on dit. On n'ose pas doubler, on craint les intempéries de la vie, on écoute la météo des autres en quelque sorte. Et un jour on se dit qu'il faut qu'elle ait une vraie signification cette route. Alors on regarde derrière soi et on avance enfin.

Méditation & Petite Flamme (jeudi 6 janvier 2022)

Dans le film La guerre du feu on voit les premiers hommes attendre que la foudre tombe quelque part pour "prélever" le feu nécessaire à leur survie. Nous n'avons cette préoccupation, occupés que nous sommes par le consumérisme. Consumérisme...consummer. Mais pas comme une petite flamme hélas. Elle brûle dans le cœur des vrais artistes et de ceux qui vont la chercher au fond d'eux-mêmes.  Appelons ça méditation.

La Dernière Gorgée (jeudi 16 décembre 2021)

Quand on déguste un bon vin, ou un café, on garde toujours inconsciemment un fond de verre ou de tasse pour boucler avec la dernière gorgée. Il arrive que l’on nous débarrasse de notre fond de verre ou de tasse, jugeant qu'on a fini. Mais non. Il reste même l'essentiel. Et l'on s'en retrouve frustrés. A la fin d'une journée, ce besoin de se rassembler ,de descendre en soi spirituellement peut s'apparenter à cette dernière gorgée.

Le buffet de ma mère (jeudi 9 décembre 2021)

J'ai toujours vu ma mère chérir son buffet normand deux corps. Elle me répétait qu'à sa mort je ne devais pas le vendre parcequ'il était inestimable.
Dans une salle des ventes j'en ai tiré 300 euros à sa disparition.
Depuis j'ai tout mesuré à l'aune de ce buffet. Les projets, l'ambition, les relations humaines et toute la vacuité des êtres et des choses. Subsistait bien sûr l'amour. Et l'estime de soi. Inestimable.

Se Déconfiner du Superflu (jeudi 2 décembre 2021)

Une cinquième vague arrive avec un nouveau variant. On n'en sort pas. Mais puisqu' on n'en sort pas pourquoi ne pas en profiter pour entrer en soi? A quelque chose malheur est bon, disait ma mère.  Ma grand mère  aussi mais je ne l'ai pas connue. Mais bon voilà c'est décidé. Je déménage en moi et je me débarrasse du futile et de l'inutile.