Chaque vendredi à 9h, rediffusion à 14h et 20h

Avec Isha

Il nous déniche un texte extrait d'un vieux livre poussiéreux pour nous inviter à réfléchir dessus. Ces anciens textes ont su traverser le temps et ont une valeur inestimable et restent toujours d'actualité à notre époque.

PODCAST

Alain Propos sur les pouvoirs #3 (vendredi 14 janvier 2022)

Celui qui emploie la violence à son corps défendant, et sans s’y plaire, sera certainement vaincu.
Si on n’est pas capable de se réjouir de la peine des autres, si on ne passe pas tout son temps à méditer et à préparer la peine des autres, si on n’a pas comme moyen favori de crever des yeux et des ventre, et de défoncer des poitrines, il vaut mieux s’effacer et renoncer.
Voilà pourquoi les différents pouvoirs plus ou moins démocratiques ont montré et montre tant de faiblesse devant les entreprises d’un véritable méchant. Celui-là règne encore moins par la violence que par la volonté et l’annonce de la violence.
Le trait le plus visible dans l’homme juste et de ne point vouloir du tout gouverner les autres, et de se gouverner seulement lui-même.

Alain Propos sur les pouvoirs #2 (vendredi 7 janvier 2022)

La force des méchants, c'est qu'ils se croient bons, est victimes des caprices d'autrui. Aussi parlent-ils toujours de leurs droits, et invoquent-ils perpétuellement la justice. Les braves gens n'ont jamais une conscience si assurée ; ils savent douter et examiner. Bien loin de demander avec fureur, ils sont assez content si on leur laisse ce qu'ils ont ; il accorderaient tout pour avoir la paix, et ils n'ont pas la paix. Ajoutons aussi qu'ils sont indulgents, qu'ils comprennent les violents, qu'ils les plaignent, qu'ils leur pardonnent ; et qu'enfin ils portent en eux un principe de faiblesse et d'esclavage ; ils sont heureux.

Alain Propos sur les pouvoirs #1 (vendredi 17 décembre 2021)

"Aristote dit que le sentiment est ami du don et ennemi de l'échange. D'où l'éternelle idée de transporter dans la société politique ces beaux liens de pouvoir éclairer de affectueuse obéissance et d'égards mutuel. Mais les métaphores ne change. Les choses. On dit que les hommes sont tous frères, mais cela n'est point les choses. Comte remarque que les sentiments les plus purs sont aussi les moins énergique. La sagesse est de respecter alors les précautions du droit, qui soutiennent un sentiment éminent, mais proprement anémique. La justice n'est pas un amour, elle est ce qui soutient l'amour quand l’amour est faible, ce qui remplace l'amour quand l'amour manque. L’Économique n'est pas le premier des besoins. Le sommeil est bien plus tyrannique que la faim. La cité fut militaire avant d'être économique. Je crois que la société est fille de la peur, et non pas de la faim. Bien mieux, je dirais que le premier effet de la faim a dû être de disperser les hommes plutôt que de les rassembler. On loue le soleil, mais on craint la nuit. Voilà pourquoi la trompe des bergers et la clochette des troupeaux parle si vite à notre cœur quand le jour s’en va."

Pensées Choisies du Curé d’Ars #1 (vendredi 10 décembre 2021)

Jean-Marie Vianney, dit le Curé d'Ars ou le saint Curé d'Ars, né le 8 mai 1786 à Dardilly, et mort le 4 août 1859 à Ars-sur-Formans, est un prêtre catholique français vénéré par l'Église.

 

JM Vianney : « Le bon Dieu n’est pas méchant affirme-t-il mais il est juste. Il y a une mesure de grâce et de péché au bout de laquelle Dieu se retire.

Notre seigneur est comme une mère qui porte son enfant sur ses bras. Il a pitié de nous malgré nous…

La prière dégage notre âme de la matière ; elle l’élève en haut comme le feu qui gonfle les ballons !

La communion fait à l’âme comme un coup de souffler à un feu qui commence à s’éteindre. »

Ne nous y trompons pas : le ton de cette voix est aussi nouveau pour nos oreilles qu’il l’était, voici plus de 100 ans, pour les oreilles de nos pères. On comprend que des miracles se soient levés au souffle du curé d’Ars, comme des poussières au vent de l’été. Et nous savons du moins, nous autres hommes de peu de foi, que c’est ici l’Évangile qui chemine.

À la recherche du Soi (vendredi 3 décembre 2021)

Écoutons encore aujourd'hui Arnaud Desjardins, à la recherche du Soi, nous parler de l'égoïsme et de l’infantilisme :  La première virilité, la première promesse de devenir vraiment adulte, c'est d'abord de reconnaître son infantilisme. L'enfant vit dans les émotions parce qu'il vit dans le sens de la séparation et la peur de la séparation. L'enfant a besoin d'être rassuré à cette égard. Il a besoin de contact physique que l’adulte moderne ne sait plus donner. L'enfant en vous, c'est celui ou celle, en vous, pour qui la séparation est la tragédie. Vous voyez bien que c'est le contraire de la Sagesse pour qui il n'y a plus de séparation. Le fait que l'on ait si souvent comparé le sage un enfant peut vous induire en erreur. L'enfant est fait pour demander et pour recevoir ; l'adulte est fait pour entendre la demande et pour donner.