SAMSKRITA

Samedi et dimanche à 14h30

Yogindra

L’émission Samskrita a pour ambition de présenter une approche simple de la langue sanskrite pour mieux comprendre les mantras et divers textes qui sont utilisés couramment dans la spiritualité indienne et bien sûr au Centre Védantique Râmakrishna de Gretz. Le but est de découvrir et d’apprécier toute la saveur de cette langue qui remonte à l’origine des langues indo-européennes dont font partie la plupart des langues parlées aujourd’hui en Occident et aussi certaines langues d’Asie. On y trouve bien sûr le français et les langues qui l’ont précédé comme le latin et le grec.

Cette année, je vous propose une découverte de la langue sanskrite par l’étude de la Bhagavad Gītā. C’est à travers la découverte de la construction des versets et de leur sens que nous allons progresser ensemble dans la compréhension du sanskrit. La Bhagavad Gītā est l’un des textes fondamentaux du vedānta, sans doute le plus célèbre ; il est d’une richesse de sens extraordinaire. C’est un texte ancien qui a sans doute environ 3000 ans et il a été étudié avec profit à travers les siècles par les sages et les chercheurs spirituels.

Nous allons étudier les versets choisis par Swami Veetamohananda sous le titre : "L’évolution personnelle selon la Bhagavad Gītā".

Comment pratiquer le bhakti yoga (samedi 19 juin 2021)

Le Seigneur Kṛṣṇa nous conseille de l’atteindre par abhyāsa, la pratique constante du yoga et de mettre toutes nos actions, sarvakarmāṇi, au service du Suprême.

Demeurons constamment dans le Suprême (dimanche 13 juin 2021)

Kṛṣṇa donne ici une définition de la dévotion, la bhakti : placer le mental, manas, dans le Seigneur et en Lui seul ; placer l’intelligence, la buddhi, en Lui ; alors nous demeurerons en Lui à jamais.

Le Seigneur nous sauve de l’océan du saṁsāra (samedi 12 juin 2021)

Abandonner toutes ses actions, sarvāṇi karmāṇi, au Suprême; Lui être totalement dévoué dans une concentration totale du mental en Lui; voilà ce qui va nous libérer du saṁsāra.

La voie du non-manifesté est difficile (dimanche 6 juin 2021)

Aller directement vers le non-manifesté est difficile parce que nous sommes des êtres incarnés, attachés au corps.

Les yogis qui méditent sur le non-manifesté M’atteignent (samedi 5 juin 2021)

Certains yogis préfèrent s’adresser au non-manifesté, avyakta, sous toutes ses formes : impérissable, immuable, éternel, etc… Ils doivent alors réfréner l’ensemble leurs sens, garder leur esprit tranquille et se réjouir du bien de tous les êtres.

Le meilleur des yogis possède une foi absolue (dimanche 30 mai 2021)

Kṛṣṇa répond à Arjuna que le meilleur des yogis, yuktatama est celui qui a fixé son mental en Lui et qui est éternellement uni à Lui, nitya-yuktās. Pour cela il faut avoir une foi absolue, parā śraddhā.

Quels sont les meilleurs connaisseurs du yoga ? (samedi 29 mai 2021)

C’est la question que pose Arjuna en ce début du chapitre 12 de la Bhagavad Gītā. Faut-il adorer akṣara avyaka, le non-manifesté impérissable ou bien le Seigneur Lui-même ?

Le but ultime est la libération (dimance 23 mai 2021)

Le méditant garde le regard fixé entre les sourcils, il tient en équilibre prāṇa et apāna, il a maîtrisé ses sens, le manas et la buddhi, il est libéré du désir, icchā, de la crainte, bhaya et de la colère, krodha, il atteint mukti, la libération.

Le bonheur, la joie, la lumière sont en nous (samedi 22 mai 2021)

Dans ce verset Kṛṣṇa nous dit que le yogin qui sait que sukha, le bonheur, ārāma, la joie et jyotis, la lumière, sont à l’intérieur de lui, accède au nirvāṇa, à la fusion avec brahman.

L’union au yoga de l’action apporte la paix (dimanche 16 mai 2021)

Être uni au yoga de l’action, yoga-yukta, c’est en abandonner le fruit, phala. Le résultat de l’action ne nous concerne pas. Celui qui ne sait pas cela, agit en espérant les fruits de ses actions, il reste enchaîné. Celui qui n’attend pas les fruits obtient la paix, śānti.

S’établir dans la cité aux neuf portes (samedi 15 mai 2021)

L’ātman, le Soi, reste assis dans le corps, appelé la cité aux 9 portes, jamais perturbé. L’être incarné, dehin, qui a maîtrisé le mental et les sens, reste stable dans son corps ; le corps agit mais lui-même en tant que Soi, n’agit pas et ne provoque aucune action.

Les actions purifient les karma yogis (dimanche 9 mai 2021)

L’abandon de l’attachement au fruit de l’action, karmaphala, change complètement la nature des actions. Si le corps du yogi agit, si son intelligence est active, s’il utilise ses sens, le Soi, l’ātman, reste stable. C’est la purification, śuddhi.

Dédier toutes ses actions à brahman (samedi 8 mai 2021)

Le yogin qui agit en dédiant toutes ses actions à brahman, ne peut être souillé par le mal, pāpa, pas plus que la feuille de lotus, padma-patra, ne peut l’être par l’eau.

Le sage ne fait rien, seuls les sens réagissent entre eux (dimanche 2 mai 2021)

Quelle que soit l’action qu’il accomplit, le yogayukta, celui qui est uni au Soi, sait qu’il ne fait rien du tout. Il est convaincu que seuls les sens réagissent aux objets des sens ».

Le sage sait que son Soi est devenu le Soi de tous les êtres (samedi 1er mai 2021)

Le yogayukta, celui qui s’applique au karma yoga, en étant maître de lui-même et de ses sens, purifie son âme qui ne peut plus être souillée par aucune action. Il est Un avec tous les êtres dans le Soi universel.

Par l’action on ne peut aller qu’en brahman (Dimanche 11 avril 2021)

Contempler brahman dans l’action, karma, est l’expérience qui conduit à la connaissance de brahman. Ainsi toutes les différences sont dissoutes, quand celui qui agit est absorbé, en samādhi, dans brahman.

Toutes les actions sont brûlées dans le feu de brahman (samedi 10 avril 2021)

Tous les ingrédients de l’action, arpaṇa, tous les résultats de l’action, havis qui est l’offrande, et l’action elle-même, sont brahman. Tout est consumé dans le feu, agni, qui est brahman. Celui qui agit est lui-même brahman

L’action menée comme un sacrifice (dimanche 4 avril 2021)

Le sage n’a aucun attachement, il est libéré, mukta. Son mental reste fermement établi dans la connaissance, jñāna. Alors il agit en offrant toutes ses actions au Divin, comme en sacrifice, yajña. Son action est dissoute dans le sacrifice.

Se satisfaire de tout ce qui arrive (samedi 3 avril 2021)

Le sage n’est troublé ni par le succès, siddhi, ni par l’échec, asiddhi. Il a dépassé les dvandva, les paires d’opposés. Il agit mais il n’est jamais enchaîné pas ses actions.

Le sage n’est pas l’auteur de ses actions (dimanche 28 mars 2021)

Le sage n’accomplit l’action qu’avec le corps seul. Il n’a jamais le sentiment d’être l’auteur de l’action car il n’est que l’instrument guidé par le Soi suprême. Alors il ne peut jamais faire d’erreurs.

Le sage agit sans agir (samedi 27 mars 2021)

Comme tout le monde, le sage est engagé dans ses actions mais il reste indifférent aux fruits, il est sans attache et toujours satisfait. Alors, en réalité, il n’agit pas, c’est le Soi qui agit à travers lui.

Brûler le karma (dimanche 21 mars 2021)

Être dans l’action, en restant inactif intérieurement, permet de brûler le karma dans le feu (agni) de la connaissance (jñāna).  Celui qui a atteint cet état est un être éclairé.

Voir l’inaction dans l’action et l’action dans l’inaction (samedi 20 mars 2021)

Le sage qui agit sans chercher les fruits de son action (karma), est en réalité dans l’inaction (akarma). L’homme ordinaire immobile en méditation qui se croit inactif, est en réalité actif car son mental n’a jamais de repos. Seul le sage (buddhimat) qui voit tout cela, est en état de yoga, uni avec l’absolu (yukta) même s’il agit.