Partagez :

LE CHANT DE L'UNITÉ

Swami Veetamohananda

QUE FAIRE POUR HARMONISER L’HUMANITÉ ?

 

 

 

L’homme d’aujourd’hui ne se contente plus de sa situation familiale, ni de son statut social. Son esprit se tourne de plus en plus vers le monde en général. Il rêve même de coloniser l’une des planètes les plus proches de notre terre. Ceci est la conséquence d’un effort qui tend à améliorer les relations politiques, économiques et culturelles entre les pays. Mais l’unité n’est possible que si les individus s’efforcent de se comprendre et de s’apprécier mutuellement.

 

L’efficacité d’une organisation grande ou petite ne dépend pas uniquement de ses lois ou constitutions. Elle dépend surtout de la sincérité, de l’abnégation et de l’enthousiasme de chacun de ses membres. Le tact et la diplomatie, ainsi que la sagacité ne suffiront pas à donner les résultats escomptés .

 

Le problème fondamental de notre époque est un problème d’éthique. L’intégrité d’une nation dépend de l’intégrité de chaque membre en tant qu’individu. De même, l’unité du monde dépend de l’intégrité des nations et de la façon équitable de se comporter les unes avec les autres.

 

La moralité se manifeste dans la vie humaine sous plusieurs formes. La qualité la plus élevée est le désintéressement par amour pour le désintéressement. Puis, vient la bonté, considérée comme une grande qualité. L’amour universel est enseigné sans distinction de mérite, de rang ou de croyance. L’amour universel qui peut provenir de l’union spirituelle au sein de l’humanité est une réalité qui pénètre et englobe tout . L’amour universel va au-delà de toutes les limitations. Il se manifeste en toutes choses. C’est la lumière des lumières. Cette âme de l’univers est l’âme de chacun et de tous. La connaissance de cette réalité nous aide à résoudre tous nos problèmes.

 

Swami Vivekananda, le rishi des temps modernes, affirme que le problème fondamental du monde n’est pas le développement économique ou culturel, mais celui de la bonté en l’homme. C’est l’homme qui fait la guerre et c’est aussi l’homme qui fait la paix. C’est l’homme qui fait les lois et non pas les lois qui font l’homme. C’est l’homme qui fait l’argent, non pas l’argent qui fait l’homme.

 

Swami Vivekananda a dit : « La base des systèmes sociaux ou politiques repose sur la bonté des hommes. Aucune nation n’est grande ou bonne parce que le Parlement a promulgué une loi, mais parce que ses hommes sont bons et grands. » Il en découle que les problèmes humains doivent être résolus par des individus doués de valeur morale et spirituelle.

 

Quel est le secret du développement moral et spirituel en l’homme ? C’est la foi qu’il a en lui-même. La foi est notre remède et le secret de notre force. La faiblesse dégrade, alors que la force soulève et élève. Comment faire naître cette foi en soi-même ? En rendant l’homme conscient de sa divinité potentielle. « Enseignez-vous, vous-mêmes, enseignez à quiconque sa nature véritable ; invoquez l’âme dormante et voyez comment elle s’éveille. Les pouvoirs viendront, la gloire viendra, la bonté viendra, la pureté viendra, et tout ce qui est excellent viendra quand l’âme dormante s’éveillera à une activité consciente », disait Swami Vivekananda.

 

Et la divinité potentielle de l’homme est la base universelle des relations humaines, parce qu’elle transcende toutes les différences. C’est l’enseignement fondamental de toutes les religions. La religion est la manifestation de la Divinité déjà présente dans l’homme. Réaliser cette divinité est le but de la vie humaine.

 

Plus vous reconnaîtrez votre être le plus profond et la relation que vous avez avec l’Etre suprême, plus vous sentirez votre relation avec vos compagnons de vie, parce que le même Etre Suprême demeure en nous tous. Avec le développement spirituel, l’amour pour tous se développe, et vous êtes alors capables d’aimer votre prochain comme vous-mêmes. Ainsi le point de vue spirituel rend-il notre vie morale spontanément.

A mesure que l’on progresse en spiritualité, la pureté intérieure se développe, la générosité devient de plus en plus évidente. Cela enlève toute dissonance entre les êtres humains. L’homme devient plus moral. La moralité est indispensable pour que la lumière spirituelle brille en nous. Celui qui est illuminé spirituellement, voyant l’unité, se sacrifiera tout naturellement pour toutes les bonnes causes. La nature morale de l’homme est ce qui nous est le plus proche, c’est notre être spirituel. C’ est par sa bonté morale que le Moi spirituel qui est toujours pur, toujours libre et illuminé, s’exprime  sur les autres plans de la vie. La personne devient plus intelligente, avec une vision claire et plus équilibrée au niveau des émotions. Toutes ses relations avec autrui deviennent plus faciles et harmonieuses.

 

Swami Vivekananda enseignait le développement intégral de la vie en l’homme : développement physique, intellectuel, esthétique, moral et spirituel. Il enseignait ces vérités universelles pour qu’elles soient appliquées dans la vie :

 

1)    Un Etre Suprême, infini, tout pénétrant est à la base de toutes choses et de tous les êtres.

 

2)    Il se manifeste particulièrement dans les êtres humains au mental et à la conscience plus développés.

 

3)    Le Moi le plus profond de l’homme est un être lumineux de la nature de la conscience. Il est libre, pur et immortel.

 

4)    Il est toujours uni au Moi Suprême. Réaliser cette unité est le but de la vie humaine.

 

5)    Plus une personne saisit cette union avec le Moi Suprême, plus elle sent sa parenté avec tous les êtres humains. C’est ainsi que se développe l’amour universel.

 

6)    C’est en cultivant le sentiment de communion avec les autres que l’on progresse vers cette réalisation de l’unité et vers l’amour universel .

 

De nos jours comme au temps jadis, seules ces vérités peuvent constituer le fondement de la vie humaine en Orient et en Occident. Seules ces vérités unifient tous les aspects de la vie humaine. Il n’y a pas de contradiction inhérente entre la façon de vivre en Orient et en Occident. Tous les aspects de la vie peuvent être reliés à ces vérités fondamentales .

 

L’unique Moi infini est divisé en d’innombrables mois individuels de même que la lune apparaît en myriades de lunes qui se réfléchissent dans les innombrables rides de l’eau. Parmi toutes les créatures vivantes, seul l’homme est capable de réaliser son identité essentielle  avec la Divinité et son unité avec toutes les créatures vivantes. Celui qui fait cette expérience ressent une relation spirituelle  avec le Un et avec le tout .

 

Shri Krichna dit : «  Les connaisseurs de l’Atman regardent d’un même œil un brahmane doué de savoir et d’humilité, une vache, un éléphant, un chien et un paria. "(Bhagavad Gita V 18) . Et  les rishis dont les imperfections ont été détruites et les doutes tranchés, les sens maîtrisés, se consacrant au bien de tous les êtres, atteignent dans cette vie même la liberté absolue. »  Bhagavad Gita V, 25.

 

L’intégration humaine n’est possible que lorsque nous connaissons ces principes de base :

 

1 : Le monde toujours changeant  des phénomènes, marqué par l’interdépendance et les paires d’opposés, a pour support une réalité idéale extérieure appelée généralement Dieu.

 

2 : Chaque corps-mental en perpétuel changement a pour support  un principe central constamment lumineux en soi, toujours pur et libre.

3 : Le principe central du microcosme n'est pas différent du principe central du macrocosme, c’est à dire qu'il y a une parenté ou une unité entre l'âme de l'homme et l'âme de l'univers. La vérité est que ce qui est le plus profond en l'un est aussi le plus profond en l'autre.

 

 

 

 

4 : Réaliser cette parenté est le but de la vie. Toutes les entreprises humaines sont réglées en vue de ce but. Seules ces vérités universelles peuvent satisfaire tous les besoins de l’humanité. C’est le but de toute connaissance humaine. Ces vérités sont à la base de toutes les religions, doctrines, de toutes les conceptions métaphysiques, de tous les idéaux et vérités scientifiques. Cela unit toutes les formes d’existence, pénètre toutes les phases de la vie. En vérité, ce monde imparfait a la perfection comme base. Son être même réside dans la perfection. Les formes diffèrent mais la substance est une. Celui qui trouve cet Etre Unique en tout, aime tout. Swami Vivekananda traduit son expérience en ces termes : « Si vous allez en-dessous de la surface, vous trouverez cette unité entre les hommes, entre les races, entre ce qui est en haut et ce qui est en bas, entre les riches et les pauvres, les dieux et les hommes, entre les hommes et les animaux. Si vous allez assez profondément , tout sera vu comme les variations de l’Unique, et celui qui est parvenu à cette conception  de l’unité n’a plus d’illusion. Qui pourrait le tromper ? Il connaît la réalité. Où y a t-il encore de la souffrance pour lui ? Que lui reste t-il à désirer ? Il a sondé la réalité de tout et est parvenu au Seigneur, le centre. Il a découvert l’unité de tout, qui est Existence Eternelle, Connaissance Eternelle et Félicité Eternelle. »

 

Romain Rolland fit pertinemment remarquer , dans le message du Vedanta, que l’unité de la race humaine ne s’arrêtait pas aux divisions arbitraires des races et des nations. La conquête de la nature extérieure ne suffit pas pour nous satisfaire. C’est davantage la conquête de la nature intérieure qui nous satisfait et nous unit. Au monde de la culture , l’Orient a apporté la religion, et l’Occident a apporté la science. L’époque actuelle exige l’union des deux : religion et science. Cela produira une civilisation unique. Il n’y a pas de contradiction entre la science et les idées védantiques. En fait, la science moderne a conforté le point de vue du Vedanta.

 

         Sans la reconnaissance de l’unité spirituelle de l’humanité, l’unification du monde ne pourra pas se faire . C’est le seul terrain d’entente où des éléments humains hétérogènes peuvent se rencontrer malgré les différences raciales, sociales, économiques, politiques et culturelles. Toutes les races et les nations du monde ne peuvent être en même temps au même niveau économique, politique, social et culturel. Leurs intérêts dans tous ces domaines ne peuvent être identiques. Bien entendu, les nations développées se sentiront plus proches les unes des autres et plus éloignées des autres nations. Mais une reconnaissance de l’unicité de notre être à tous nous aidera à vivre en harmonie et en paix.

 

         Les possibilités merveilleuses qu’offrent les transports et les communications ont rendu le monde extérieur plus « compact ». Si nous avons le pouvoir de créer un monde de l’extérieur, nous sommes capables et avons le pouvoir d’unifier le monde sans nous détruire . Dans un monde unifié, chaque nation aura un rôle particulier à jouer. L’unité dans la variété sans uniformité sera l’accord vers lequel  nous pourrons nous acheminer. Le développement physique, intellectuel, esthétique, moral et spirituel doit se poursuivre la main dans la main. La science et la religion , les arts et la morale, la philosophie et le mysticisme auront tous leur place respective dans la vie humaine. Une expression de la vie n’en contredit pas une autre, aussi longtemps qu’elle contribue au bien le plus élevé, parce que tout ce qui est bien nous rassemble.

 

         Le but de la civilisation ne peut pas être différent du but de la religion.Swami Vivekananda a dit : « Un atome de cet univers ne peut pas se déplacer sans attirer le monde entier à sa suite. Il ne peut y avoir aucun progrès sans que le monde le suive dans son sillage, et il devient plus clair chaque jour que la solution d’aucun problème ne peut être trouvée sur des bases raciales, nationales ou autres bases étroites. Chaque idée doit devenir assez large pour recouvrir la totalité de ce monde ; chaque aspiration doit continuer à s’accroître jusqu’à ce qu’elle ait englouti dans sa portée l’humanité toute entière. Nous voulons aujourd’hui ce lumineux soleil d’intellectualité, uni au cœur du Bouddha, le cœur merveilleux, infini, de l’amour et de la compassion. Cette union nous donnera la philosophie la plus élevée. La science et la religion se rencontreront et se serreront la main. La poésie et la philosophie deviendront amies. Ce sera la religion de l’avenir, et si nous pouvons mener cela à bien, nous pourrons être sûrs que ce sera pour tous les temps et tous les peuples. »

 

         Le Vedanta considère les religions du monde comme autant d’approches de l’unique Etre Suprême. Elles sont les expressions variées de la religion une, éternelle et universelle, de la recherche de l’homme pour trouver Dieu. « De même que les différents cours d’eau ont leur source en différents endroits, de même, O Seigneur, les différents chemins que prennent les hommes en raison de leurs différentes tendances, quelque variés qu’ils puissent paraître, qu’ils soient sinueux ou droits, tous mènent à Toi. »

 

         L’universalité de la religion ne signifie pas une seule religion dans le monde ; cela signifie simplement la coexistence pacifique de toutes les religions. Cela doit être obtenu par une compréhension mutuelle et une appréciation, une attitude de vénération et d’amour pour les autres. Les différentes religions sont là pour satisfaire les besoins des chercheurs  de capacités et de tempéraments différents.

 

L’harmonie des religions est ce dont nous avons le plus besoin à notre époque. Elle est essentielle pour la paix et le progrès dans le monde. Aucune civilisation ne peut exister ni se développer sans cette harmonie. Toute bigoterie ou intolérance, toute étroitesse d’esprit et tout esprit sectaire doivent être extirpés de l’esprit humain, pour les remplacer par une considération mutuelle, une amitié et une coopération dans tous les domaines de la vie. La religion qui, de son propre aveu, œuvre pour l’amour, la charité et la paix, doit prendre la même direction. De même que le mental s’élargit, la conscience spirituelle s’élargit aussi. Le temps est venu où un homme ne peut plus lancer une idée sans qu’elle atteigne tous les recoins de la terre. Par des moyens purement physiques , nous sommes en rapport avec le monde entier, et ainsi les futures religions du monde doivent devenir ouvertes et universelles.

 

         La vérité centrale de la religion est la divinité de l’homme. « Le royaume de Dieu est en vous », a dit Jésus. Réaliser cette divinité est le but de la vie spirituelle. « La religion est la manifestation de la divinité qui est déjà en l’homme », a dit Swami Vivekananda. La connaissance de cette divinité est le secret du développement de l’homme, aussi bien individuel que collectif.

 

         Voici une histoire qui illustre le fait que rien ne peut distinguer un homme d’un autre homme :Cela se passait aux environs d’un lieu de culte. Certaines personnes des alentours sentaient que l’endroit et son atmosphère pouvaient leur donner à tous le bonheur, guérir des maladies, leur accorder la prospérité. Tous affluaient en cet endroit indépendamment de leurs croyances religieuses, de leur milieu ou de la couleur de leur peau. Ils ne cherchèrent même jamais à savoir quelle religion ce lieu représentait. Cette histoire ne nous rappelle t-elle pas que ce dont nous avons réellement besoin, c’est de bonheur et de prospérité ? Alors pourquoi nous quereller pour des riens ? Le mourant ne demande pas quelle est l’origine du médecin, ni quelles sont ses croyances ou sa nationalité. L’air que nous respirons apporte de l’oxygène à tous, sans exception, de façon impartiale. L’espace n’est limité pour personne. La terre mère donne toujours beaucoup de nourriture sans faire de distinctions. Les fleurs répandent leur parfum sans rien demander en retour. L’eau ne fait aucune distinction. Le soleil brille également sur tous. Le soleil, la lune, les planètes ont tous une harmonie. Pourquoi l’homme tâtonne t-il dans l’obscurité, dans sa propre obscurité qu’il a créée lui-même ?

 

         Les valeurs humaines doivent être réajustées et on doit développer un esprit juste en ce qui concerne les relations humaines.

 

La sainte épouse de Sri Ramakrichna disait : « Le mental est tout. C’est le mental seul qui est ressenti comme pur ou impur. Un homme rend d’abord son mental coupable et il voit ensuite la faute de l’autre. Pensez-vous que vous allez blesser quelqu’un en énumérant ses fautes ? Vous ne faites de mal qu’à vous-mêmes. Je ne peux voir les imperfections de personne. Si quelqu’un me fait une petite misère, j’essaie de ne pas m’en souvenir. Le pardon est la grande austérité religieuse ! Il n’y a pas de vertu supérieure à la capacité de pardonner. Si vous voulez la paix de l’esprit, ne voyez pas les défauts d’autrui, voyez plutôt les vôtres. Apprenez à considérer que l’univers tout entier n’est pas différent de vous-mêmes, le monde et vous-mêmes, c’est tout un. »

 

Sri Ramakrichna a dit : « Aucun livre, aucunes Ecritures, aucune science, n’ont jamais pu imaginer la gloire de l’être qui apparaît en tant qu’homme, le Dieu le plus glorieux qui fût jamais, le seul Dieu qui ait jamais existé, qui existe et qui existera.

 

L’homme réel est un et infini, l’Esprit omniprésent. Et l’homme apparent, quel que grand qu’il soit, n’est que le pâle reflet de l’homme réel qui est au-delà. L’homme réel, l’Esprit, étant au-delà de la cause et de l’effet, qui n’est lié ni par le temps ni par l’espace, doit en conséquence être libre.

 

         Tout ce que nous sommes est le résultat de ce que nous avons pensé. Si un homme parle et agit avec une pensée pure, le bonheur le suit comme une ombre qui ne le quitte jamais. Il est facile de commettre de mauvaises actions, il est plus difficile de faire de bonnes choses bénéfiques. Ce dont nous avons le plus besoin est un cœur aimant », a dit le Bouddha.

 

         « Quand vous vous mêlez aux gens, vous devez avoir de l’amour pour eux tous. Mêlez-vous à eux librement et soyez un avec eux. Ne haussez pas les épaules, ne les détestez pas parce qu’ils sont chrétiens, hindous ou musulmans. Aimez-les tous. Alors, vous jouirez du bonheur et de la paix » a dit Ramakrichna. 

 

         Que chaque homme, que chaque femme, que chaque enfant entende et apprenne que derrière le fort et le faible, derrière le haut et le bas, il y a cette âme infinie et la capacité infinie de tous de devenir grands et bons.

 

         A travers toute l’histoire de l’humanité, une force agissante a été plus puissante que les autres dans la vie des grands hommes , c’est la foi en eux. La doctrine de l’unité enseigne la foi en soi, la foi en tous. Et l’amour pour tous ; aimez les animaux, aimez toutes choses, car nous sommes tous un.

 

         Tout doit être sacrifié, si cela est nécessaire, à ce seul sentiment : l’universalité. On doit prendre garde de ne pas fouler aux pieds les droits des autres.

 

         « Depuis Brahman le plus haut jusqu’au ver de terre le plus bas, et le plus petit atome, il y a partout le même Dieu, le tout-aimant. Ami, offre le mental, l’âme, le corps à leurs pieds. Ils sont Ses formes multiples devant toi qui les reflètes. Où cherches-tu Dieu ? Celui qui aime tous les êtres sans distinction, en vérité, c’est celui-là qui adore le mieux son Dieu.

Il y a de nombreux instructeurs dans ce monde, mais vous remarquerez que la plupart d’entre eux manquent d’impartialité. L’un voit le soleil de gloire du midi en l’intellect, et rien d’autre. Un autre s’est immergé dans l’activité et n’a pas le temps de sentir ni de penser. Pourquoi ne pas voir ce géant qui est également actif, également pensant, également aimant ? Est-ce impossible ? Certainement pas. Il est l’homme de l’avenir, mais nous voyons rarement de tels hommes aujourd’hui. Que leur nombre augmente jusqu’à ce que le monde devienne humain ! »


Swami VEETAMOHANANDA