Swami Vivekananda

Né en 1863, Vivekananda n’avait que 18 ans lorsqu’il rencontra Ramakrishna pour la première fois. Vivekananda était alors un jeune Indien de son temps, partagé entre les attraits de la civilisation occidentale de progrès et les attraits de la civilisation ancestrale de l’Inde, entre la nécessité de réformes sociales qui demandait de s’engager dans l’histoire et la nécessité d’une vie intérieure qui demandait de considérer l’éternité comme la seule réalité. Préoccupé par la question de l’existence de Dieu, Vivekananda cherchait quelqu’un qui pût attester de son existence, et il allait vers chacun demandant : « avez-vous vu Dieu ? ». Cette quête s’arrêta lorsqu’à cette question Ramakrishna lui répondit : « oui, je Le vois comme je te vois, mais beaucoup plus intensément », et lorsque, par un simple contact physique, Ramakrishna lui transmit cette vision. Alors Vivekananda ne quitta plus Ramakrishna, et d’autant moins que Ramakrishna avait reconnu aussitôt en lui le disciple qu’il attendait. Avant de quitter ce monde, Ramakrishna confia à Vivekananda la responsabilité des disciples lequel, dans les années qui suivirent ce départ, vécut la vie d’un moine errant et mendiant, traversant toute l’Inde. Cette étape de sa vie, en même temps qu’elle accrut sa conscience spirituelle accrut aussi sa conscience de la misère sociale dans laquelle se trouvait ses frères indiens ; de tout cela il tira plusieurs conclusions qu’on peut résumer ainsi : d’abord nul ne peut épanouir sa puissance spirituelle s’il vit dans une misère matérielle – il faut donc travailler à l’élévation sociale du peuple ; ensuite la prospérité matérielle, qui est la grande force de l’Occident, n’est une véritable prospérité que si elle est subordonnée à la prospérité spirituelle – il faut donc travailler à l’élévation spirituelle de toute l’humanité. Tel fut dès lors son but, et lorsque Swami Vivekananda apprit qu’au cours de l’Exposition universelle de Chicago (en 1893) était prévu un Parlement mondial des religions, il vit là une occasion d’y travailler. Ses interventions au Parlement mondial des religions firent une telle impression qu’il fut invité en de multiples points des États-Unis pour donner des conférences. Dans les années qui suivirent, Vivekananda a eu l’occasion de parcourir l’Europe : il a pu séjourner en France, en Suisse, en Angleterre, en Allemagne, en Hollande, et pour son retour en Inde a traversé le continent en train de Paris à Istanbul. Ainsi les deux plans de la Mission Ramakrishna étaient posés : éducation pour élever socialement ; élévation spirituelle de l’Orient et de l’Occident. De retour en Inde, Swami Vivekananda, avec d’autres disciples de Ramakrishna, établit les institutions qui allaient permettre de développer ces deux plans. Swami Vivekananda a quitté ce monde le 4 juillet 1902.


2016 :

10h30 - Lecture de la Katha Upanishad par Jean-Michel

Swami Vivekananda aimait beaucoup la Katha Upanishad, elle donne l'esprit de la force et le petit garçon (Nachiketa) est le symbole du courage. La célèbre phrase de Swami Vivekananda : " Lève-toi, éveille-toi, et ne t'arrête pas avant que le but soit atteint " est inspirée de la Katha Upanishad

 

....Chant dévotionel dédié à Swami Vivekananda

11h15 - Entretiens avec Swami Veetamohananda

  • 15mn d'entretien sur la Mission Ramakrishna par Ramji
  • ....Chant dévotionel dédié à Swami Vivekananda
  • 15mn d'entretien sur la place de la femme selon Vivekananda par Shivani
  • ....Chant dévotionel dédié à Swami Vivekananda
  • 15mn d'entretien sur l'éducation selon Vivekananda par Olivier
  • ....Chant dévotionel dédié à Swami Vivekananda

2015 :

Le discours au parlement des religions

Réponse de Swami Vivekananda à l’adresse de bienvenue, ouverture du Parlement des Religions Chicago, 11 septembre 1893

 

« Mes sœurs et mes frères d’Amérique,

 

C’est le cœur plein d’une joie ineffable que je me lève pour répondre à l’accueil si chaleureux et si cordial que vous nous avez réservé. Je vous remercie au nom du plus ancien ordre monastique du monde ; je vous remercie au nom de la mère des religions ; et je vous remercie au nom des millions et des millions d’hindous de toutes les classes et de toutes les croyances. Je remercie également les orateurs qui, de cette estrade, en parlant des délégués d’Orient, vous ont dit que ces hommes venant de pays lointains pouvaient bien revendiquer l’honneur de porter dans différents pays l’idée de tolérance.


Je suis fier d’appartenir à une religion qui a enseigné au monde à la fois la tolérance et une acceptation universelle: non seulement nous croyons à la tolérance universelle, mais nous accep- tons toutes les religions comme vraies.

Je suis fier d’appartenir à une nation qui a donné abri aux persécutés et aux réfugiés de toutes les religions et de toutes les nations du monde. Je suis fier de vous dire que nous avons accueilli parmi nous les plus purs descendants d’Israël qui vinrent dans l’Inde du Sud se réfugier auprès de nous l’année même où leur saint Temple fut démantelé par la tyrannie romaine. Je suis fier d’appartenir à la religion qui a donné abri au reste de la grande nation zoroastrienne, et qui la protège encore. 

Je vais vous citer, mes frères, quelques lignes d’un hymne que je me rappelle avoir répété depuis ma plus tendre enfance, et que répètent chaque jour des millions d’êtres humains :


« De même que les fleuves, qui prennent leur source dans des endroits différents, mêlent tous leurs eaux dans la mer, de même, ô Seigneur, les différents chemins que prennent les hommes par suite de leurs dispositions variées, si divers que ces chemins apparaissent, qu’ils soient droits ou tortueux, mènent tous à Toi ! » Shiva Mahimna Stotram 7



Le congrès actuel, l’une des assemblées les plus augustes qui se soient jamais réunies, est en lui-même une preuve, une affirmation au monde de la merveilleuse doctrine prêchée dans la Gita :


« Celui qui vient à moi, quel qu’il soit, et par quelque forme que ce soit, je l’accepte ; tous les hommes luttent sur des sentiers qui finalement aboutissent à moi. » Bhagavad Gita IV,11

Le sectarisme, la bigoterie et leur horrible descendant le fanatisme, règnent depuis longtemps sur notre globe magnifique. Ils ont rempli la terre de violence, ils l’ont à maintes et maintes reprises inondée de sang humain, ils ont détruit la civilisation et conduit au désespoir des peuples entiers. Sans ces horribles démons, la société humaine serait beaucoup plus avancée qu’elle ne l’est actuel- lement. Mais leur temps est accompli. Et j’espère ardemment que la cloche qui a sonné ce matin en l’honneur de notre congrès a sonné en même temps le glas de tout fanatisme, de toutes les persé- cutions avec l’épée ou la plume, et de toutes les pensées non charitables envers ceux qui cherchent à progresser vers un même but.»

Podcast : 

2014 :

À l'occasion de lanniversaire de Swami Vivekananda, Radio Gandharva Gana a organisé un plateau avec toute l'équipe jeudi 23 janvier : Swami Veetamohananda, Shivani, Jean-Michel, Tara, Olivier, Mohini et Naren & Sarada.