Chaque mardi à 9h, rediffusion à 13h, 17h et 20h

Avec Olivier

Toute chose a une leçon à nous donner, pour peu que nous pensions avoir toujours à apprendre, car tout enseigne, tout est signe.

Leçons des petites choses, et aussi des fourmis, des mouches et des vermisseaux

Les petites choses, à cause de leur taille, pourraient paraître négligeables.

Mais une parabole de l’Évangile, commentée par exemple par saint François de Sales, nous incite au contraire à en prendre soin : le serviteur fidèle est celui qui a su être fidèle en peu de choses.

Pareillement, nous pourrions avoir un regard dédaigneux sur les fourmis, les mouches et les vermisseaux, mais plusieurs auteurs spirituels associent ces petits, ces inférieurs, aux états les plus élevés, tel l’état angélique par exemple.

Il semble donc qu’il y ait des leçons à apprendre des petites choses, mais aussi des fourmis, des mouches et des vermisseaux.

 

Textes cités :

Évangile selon saint Matthieu 25, 21 et 23

François de Sales Introduction à la vie dévote III, 35 ; IV, 8

Angelus Silesius Le pèlerin chérubinique I, 59, 96, 127, 142, 143 ; II, 214 ; V, 51, 61, 72, 170, 174, 334 ;

Swami Vivekananda Entretiens et causeries, Albin Michel, coll. Spiritualités vivantes : Entretiens de Thousand Islands Park

Swami Vivekananda Jnana Yoga, Albin Michel, coll. Spiritualités vivantes : Mâyâ et l’évolution de la notion de Dieu ; La liberté de l’âme ; L’Atman ; Védantisme pratique 1ère partie et 4ème partie ; Idéal d’une religion universelle ; Yoga de la connaissance

Swami Vivekananda Yogas pratiques, Albin Michel, coll. Spiritualités vivantes : Karma et caractère 

Les leçons du service

Servir est une bonne chose, une très bonne chose même : on admire le chevalier servant, on loue celle ou celui qui est serviable, et les grandes ou grands sages trouvent honneur à être des servantes ou des serviteurs de leur idéal.

Mais si servir désigne seulement le fait d’être utile, en quoi l’utilité serait-elle une valeur suprême ? Ce qui ne sert à rien, ce qui est fait gratuitement, sans souci de l’utilité, n’a-t-il pas une valeur plus éminente ?

Et si nous servons, ne risquons-nous pas d’être asservis ? Quelle différence y a-t-il entre le serviteur et le serf ? Comment servir et rester libre ? Pourquoi les grands maîtres se disent-ils serviteurs ?

Le service a beaucoup de leçons à nous donner, qui montreront que, de toutes façons, nous ne pouvons que rendre service, car nous ne serons jamais les premiers à délivrer un service : nous n’avons pu naître, nous ne pouvons vivre et exister que parce que, déjà, d’immenses services innombrables nous ont été délivrés, librement délivrés.

L'effet papillon

À étudier l’effet papillon, nous pouvons en apprendre beaucoup, car son étude amène déjà à réfléchir sur la causalité : tout a-t-il une cause ? autrement dit : rien n’est-il l’effet du hasard ? Et si tout a une cause, tout n’en a-t-il qu’une seule ? Et puis encore : existe-t-il une cause première, qui est cause de tout, et n’est causée par rien ?

L’effet papillon amène à réfléchir aussi sur sa différence avec l’effet domino : le domino ne connaît pas le choix, le papillon connaît le choix de l’instinct, quant à nous, nous connaissons l’embarras du choix.

Enfin l’effet papillon nous amène à réfléchir sur notre responsabilité : si le battement d’ailes d’un papillon peut déclencher une tempête, quels effets peuvent causer nos sourires ou notre air maussade, nos paroles en l’air et nos silences éloquents ?

Le dernier podcast mis en ligne se trouve en bas de la playlist

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Du silence

Des écrans


De la mort

Du jeu

Du désherbage


Du mal

Des oiseaux migrateurs

Des corvées


L'araignée et l'ortie

La fleur

L'abeille


Le sel

La cuisine

Les arbres